Un peu de technique avec un haut épaules nues de Burda

Voici un haut que j’ai réalisé il y a peu. C’est un haut épaules nues tiré du magazine Burda de mars 2017, le patron numéro 118.

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Il n’y a aucune difficulté particulière, il est même très simple à réaliser, si ce n’est les rayures à bien assemblées, si l’on a pris un tissu à rayures ! Et encore, c’est juste pour les coutures de côté, car les manches sont en décalé. Alors, pourquoi parler technique me direz-vous si ce haut est si facile à faire ?!

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Et bien il va me permettre de revenir sur le pied à cordonnet dont je vous ai parlé ici. En effet, ce ne sont pas des smocks sur l’empiècement supérieur, mais des fronces. Ces fronces pour les obtenir là aussi c’est très facile : on pique au point zigzag plusieurs rangées de fil élastique, sur l’envers de l’empiècement dos et devant. Une fois toutes les rangées cousues (cinq en tout) on noue les extrémités des fils devant et dos ensemble sur un côté, et avant de faire les nœuds de l’autre côté, on tire afin de faire les fronces.

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Mais voilà, il n’est pas toujours évident de piquer sur le fil élastique, surtout lorsque l’on débute, car il va avoir tendance à se tendre, ce qu’il ne faut surtout pas. Je me suis donc servie du pied à cordonnets. Le fil élastique passe très bien dedans et glisse tout seul. Il suffit que le point zigzag soit suffisamment large dès le début pour ne pas piquer dans le fil, mais ensuite ce dernier n’est pas du tout tendu ou tiré, et à aucun moment on ne doit se concentrer ou faire attention à la tension du fil élastique. Il n’y a qu’à bien surveiller que notre piqûre soit droite, le fil élastique lui se déroule tout seul, sans encombre !

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Voilà donc une autre utilisation, un peu plus « technique » de ce pied de biche, autre que pour de la simple personnalisation ou customisation 😉

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De la récup’

Aujourd’hui je vais parler un peu récup’ ! Parfois, on est obligé de jeter certaines choses, on ne peut pas tout récupérer non plus, mais sur ce que l’on jette il arrive qu’il y ait des petits trucs à récupérer !

Par exemple sur la lingerie, on peut toujours récupérer les anneaux et petites attaches des bretelles de soutien-gorge. Ça peut servir de boucle de ceinture pour une poupée, ou d’attache pour un bracelet, ou pour refaire de la lingerie.

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Il y a aussi toutes les petites « décos » qu’il peut y avoir sur la lingerie : les nœuds, les petites fleurs, les franges, voir les broderies que l’on peut découper si elles sont encore en bon état.

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Sur un sac qui est « au bout de sa vie » et qui ne peut être que jeté, on peut récupérer les anneaux, peut-être des fermoirs, des boucles, des étiquettes en tissu ou en métal, des sangles/lanières.

Si on ne peut plus rien faire d’un vieux vêtement, on peut toujours récupérer les boutons, des écussons, des étiquettes/logos de marque, mais peut-être aussi un peu de tissu qui, dans le pire des cas, pourra au moins servir de chiffon !

Tout comme sur des chaussures. Eh oui, par exemple j’ai récupéré ces petites boucles et chaines sur des sandales complètement foutues.

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Sur les sacs en papier et carton, on peut facilement récupérer les anses faites en cordon, cordonnet, ruban, comme celle ci-dessous qui était sur un coffret de cuisine.

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J’enlève aussi systématiquement les petits rubans fixés sur les hauts que j’achète. Ils sont censés servir pour pendre les vêtements, mais je les plie. Donc je récupère ces rubans qui m’ont servi par exemple sur les boucles d’oreilles que j’ai réalisées ici.

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Il ne s’agit pas forcément de tout récupérer à tout prix, mais ce sont des petites choses qui ne prennent pas de place, et qui peuvent toujours être utiles à un moment ou un autre. Et puis pourquoi jeter si on peut s’en servir !

Et puis pour celles qui sont à fond dans la récup’, n’hésitez pas à aller voir le blog de Laurie, Un Trésor dans mon Placard ; c’est la reine de l’upcycling 😉

Technique : pied de biche pour cordonnet

Un peu de technique aujourd’hui pour vous faire découvrir le pied de biche pour cordonnet.

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Il existe en trois options différentes : pour 3 cordonnets, pour 5 cordonnets, ou pour 7 cordonnets. Personnellement je possède celui pour 3 cordonnets. C’est très pratique et vraiment très simple à utiliser.

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Il suffit de passer les cordonnets dans les rainures prévues à cet effet, on sélectionne un point assez large pour piquer tous les cordonnets ensemble, et on pique ! Il est possible de choisir un simple point zigzag, ou un point plus décoratif comme j’ai choisi ici.

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Vous pouvez également vous en servir pour un seul cordonnet, ou deux. L’avantage est que tous les cordonnets restent bien les uns à côté des autres, sans s’écarter, et l’on a donc à se concentrer uniquement sur notre couture, sans se soucier de faire attention à ce que les cordonnets soient toujours à la même distance les uns des autres.

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Par contre, il faut faire attention à laisser assez de longueur derrière quand on commence à piquer. Il n’y a pas besoin de laisser des mètres non plus, et tout dépend bien sûr de la matière, mais s’ils sont satinés comme ici ils vont facilement glisser. Il faut donc laisser suffisamment de cordonnet à l’arrière, sinon on peut avoir ce genre de mauvaise surprise où, comme on le voit sur la photo, le cordonnet du milieu a un peu glissé… Par chance, cela ne m’a pas dérangé puisque la marge de couture était plutôt large, mais cela peut être problématique si l’on a vraiment besoin que ça commence juste au bord.

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Et l’on obtient un joli effet décoratif, à décliner selon toutes vos envies !

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Le crochet : symboles et abréviations

Les tutoriels vidéos pour l’apprentissage du crochet étant terminés, cette semaine je vous ai fait un petit tableau avec les symboles et les abréviations des principaux points.

Il faut savoir que lorsque l’on crochète à partir d’un schéma, les symboles utilisés sont toujours les mêmes, que ce soit tiré d’un livre français, japonais, anglais, etc.

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Comme vous pouvez le voir, j’ai juste mis les points les plus courants, ceux pour lesquels j’ai fait les tutoriels vidéos. Avec cela, vous pourrez déjà comprendre les schémas les plus simples.

Encore un peu de technique : lavage et repassage

Un petit article « technique » aujourd’hui sur le lavage et le repassage. Je sais que ce n’est pas vraiment ce que l’on préfère, et que ce ne sont pas des termes très… « attirants » ! Ce sont pourtant deux étapes essentielles de la couture.

Commençons par le LAVAGE

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Sachez qu’il faut TOUJOURS laver un tissu avant de le couper et le coudre. On appelle d’ailleurs cela « décatir un tissu », cela veut dire qu’on va le préparer avant de pouvoir y réaliser l’objet de nos rêves !

On va laver le tissu d’abord parce que les rouleaux restent toujours à la poussière, passent un certain temps à traîner, il peut y avoir des odeurs pas très agréables, et parfois aussi un apprêt qui ne partira qu’au lavage.

Ensuite et surtout parce qu’un tissu peut avoir un pourcentage de rétrécissement, comme le lin ou le coton par exemple. Cela veut dire que lors du premier lavage, la trame du tissu va se resserrer et celui-ci rétrécir. Alors quand il y a un pourcentage de rétrécissement, il est généralement faible, mais si vous faites un vêtement ajusté, les millimètres auront leur importance, et il est toujours dommage de se retrouver avec un vêtement taille 6 ans, ou même simplement un pli là où il ne devait pas y en avoir, juste parce que l’on a préféré laver le vêtement une fois cousu et pas avant.

Toutefois, pensez bien à laver votre tissu en fonction de sa composition. Si vous ne la connaissez pas ou que vous n’en êtes pas sûre, alors sélectionnez un lavage à froid. N’oubliez pas non plus que parfois la couleur n’est pas complètement fixée et que cela va peut-être déteindre un peu. A éviter donc lors du premier lavage : un tissu blanc avec un rouge par exemple, à moins de vouloir du rose 😀

Puis vient le REPASSAGE –

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Le repassage, comme le lavage, est indispensable avant de coudre (et même pendant la réalisation du vêtement pour le repassage). Cela va permettre bien sûr d’effacer tous les plis, et ainsi d’avoir un morceau de tissu bien posé à plat.

Vous pourrez alors couper vos morceaux sans crainte d’un faux pli qui ferait que vous pourriez vous retrouver avec une pièce mal taillée, sans compter que si vous avez des raccords, un pli dans le tissu pourrait être une petite catastrophe pour le résultat final !

Et puis de toute façon, le fer à repasser restera sorti durant la réalisation de votre ouvrage afin de pouvoir repasser les coutures ou les ouvrir au besoin.

Voilà, rien de bien excitant, mais c’est tellement agréable de coudre un tissu bien préparé 😉